• Le Diable s'Habille en Prada [Spoilers]

    J'ai regardé ce film parce qu'il fait partit des incontournables dans ma famille et mon cercle d'amis. La présence de Meryl Streep que je vénère humblement m'a en plus encouragée. Mais ce fut une grande déception.

    Vingt-trois ans, un diplôme de littérature en poche, Andrea débarque à New York en quête d'un premier job, prête à croquer à belles dents dans la Grosse Pomme. On lui offre – ô, miracle ! – le poste d'assistante de Miranda Priestly, la rédactrice en chef d'un prestigieux magazine de mode. Comment, elle n'a jamais entendu parler de Runway ni de sa grande prêtresse dont le nom est aussi célèbre que ceux de Chanel ou de Versace ? Voyons, des millions de filles se damneraient pour être à sa place ! Mais les dessous de la mode ne sont pas toujours propres, et au contact de son incomparable patronne, Andrea découvre vite ce que le mot "enfer" veut dire...

    Je me suis ennuyée dès la première demie-heure. Je ne souhaitais pourtant pas avoir à être méchante avec ce film, mais beaucoup de choses m'ont déçues. Ce ne sont pas des choses précises, juste un tout. Par exemple, l'ambition écrasante de l'héroïne est diabolisée. Ce qu'elle fait pour se mettre dans les bonnes grâces de Miranda et ainsi finir son année et pouvoir choisir son vrai métier de rêve, tout ça est montré comme si elle faisait quelque chose de mal. Et je ne suis pas d'accord.

    C'est très dur à exprimer, mais je vais tenter. A la fin, elle quitte RunWay parce qu'elle estime que ce qu'elle a fait à Emily est vraiment vache, et qu'elle ne souhaite plus marcher ainsi sur les gens. Bon, d'accord. Mais Miranda lui fait une super lettre de recommandation, et comme dans un rêve, Andrea peut travailler où elle veut sans heurter personne. Je sais que c'est un film, mais c'est un peu gros. Je suis désolée, mais ça ne passe pas.

    Le film veut sûrement briser les clichés sur le milieu de la mode, et d'un côté il y arrive, avec le changement d'opinion d'Andrea. Mais rien que le personnage d'Emily est un préjugé ambulant, la pauvre. Elle représente tous ce que le film essaye de démonter. Et le pire ? Lorsque pour se réconcilier avec elle de lui avoir bien flinguer sa vie (bon d'accord, peut être juste son année), Andy lui propose des vêtements de Paris et qu'elle accepte et lui pardonne. Pitié. Mais non ! Je l'aurai défoncé, cette Andy, bordel ! Et si j'avais été Andy, j'aurai aussi filé à Paris. Je dois sembler être une belle enflure, mais tant pis.

    C'est donc un film qui m'a vraiment déplu, malgré la présence émouvante et autoritaire de Meryl Streep. Que je n'ai pas trouvé si diabolique, encore une fois, elle fait son boulot de femme ambitieuse et un point c'est tout. Mais bon, on ne va pas s'attarder sur ça puisque Miranda est sûrement le seul point positif de ce film.

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